Milwaukee, le concurrent le plus sérieux des Raptors ?

Ecrit le 20 décembre:

Le quator majeur des Bucks et leur nouveau coach, Mike Budenholzer.
Source: ESPN

Au début de la saison Boston, Toronto et les Sixers étaient annoncés favoris à l’est, et les favoris pour prendre le trône de l’est. Milwaukee, sans commettre aucun mépris, ne semblait pas encore prêt à se joindre aux trois équipes citées plus haut. Seulement, c’était son compter un Giannis Antetokounmpo en mode MVP dès le premier jour.

Le grec s’est transformé cet été, en dévoilant des photos de ses entraînements physique sur les réseaux sociaux. Ses qualitées étaient déjà hors normes: très grand, très rapide, très technique, puissant. Pourquoi pas ne pas devenir injouable tant qu’à faire ? Résultat aujourd’hui, des dunks n’importe où, n’importe quand et sur n’importe qui. Blake Griffin et de nombreuses défenses en ont fait les frais sur ce début de saison. Un entraînement avec Kobe Bryant, pour obtenir la Mamba mentality, et Giannis a réalisé l’été parfait pour se préparer à la saison NBA. Son travail paye désormais, avec des statistiques individuelles incroyable: 26.7 points, 13 rebonds, 6 passes et évidemment des interceptions et contres qui se comptent par dizaine. A ce niveau, les Bucks tiennent certainement le meilleur joueur de l’est. Même si la saison n’est pas encore à la moitié, les discussions autour du MVP ont déjà commencé, avec Teto en favori.

Mais, il n’est pas le seul élément qui fait que la franchise cartonne sur ce début de saison. Mike Budenholzer est arrivé en tant que coach et a directement posé sa patte sur le jeu. En attaque tout d’abord, Milwaukee est l’équipe avec la première attaque de la ligue, mais surtout l’équipe qui prend le plus de trois ponts, avec plus de 14 shoots du parking rentrés, et 40 tentatives par match. Tous les joueurs de l’effectif sont capables de shooter, et cela se voit avec le nombre de 3 points tentés. Plus besoin de réel pivot dans la raquette, quand Giannis prend toute la place à l’intérieur. Brook Lopez, arrivé cet été, a donc tout le loisir de shooter à trois points. Sur le banc, l’arrivée d’Ersan Ilyasova apporte également en spacing. La défense est également un gros atout des Bucks, qui ont actuellement la 5ème défense de la ligue. L’année dernière, les Bucks étaient seulement la 19ème défense. Khris Middleton, Giannis, Ilyasova et consort contribuent énormément en défense. Capable de défendre dans la raquette avec Giannis, ou à trois points, avec Middleton par exemple, les Bucks n’ont que très peu de points faibles en défenses. Les contres attaques sont bien gérées défensivement, car les joueurs peuvent revenir également très vite en défense, ce qui complique les paniers, normalement, faciles.

     Grâce à ses progrès des deux côtés du terrain, Milwaukee est donc prétendant au podium à l’est. Cette entrée est également favorisé par le début de saison plutôt moyen des Sixers, mais surtout des Celtics. Boston est aujourd’hui 5ème à l’est, très loin de la place où l’on les attendaient au début de la saison. Mais, ce classement n’est pas seulement le résultat d’une défaillance de deux équipes. Milwaukee a impressionné lors de nombreux matchs. Notamment, la première confrontation contre Golden State. Le matchs a été remporté d’une belle manière. En l’absence de Stephen Curry, Giannis et sa bande se sont imposés très largement, 134-111, en dominant le match d’un bout à l’autre. Lors de ce match, l’équipe de Budenholzer a pu envoyer un message clair à la concurrence, Milwaukee n’est pas la pour faire acte de présence.

     Avec la remontée de Boston, des Sixers, et des Pacers, la deuxième place de Milwaukee pourrait être menacée. Attention également à ne pas trop pousser sur Giannis. La saison est longue, surtout si les Bucks veulent jouer jouer fin Avril, il va falloir le faire souffler. Au reste du roster d’assurer en son absence. Gros début de saison en tout cas de la part de la franchise.

Sixers-Minesota: un trade gagnant-gagnant ?

Ecrit le 17 décembre 2018:

Source: wellsfargocenterphilly

L’affaire avait été dévoilé trois semaines avant le début des camps d’entraînements: Jimmy Butler voulait quitter les Wolves. Cette affaire avait provoqué des tensions au sein du groupe, lors d’entraînements, dont Butler a parlé lors d’un podcast avec J.J Redick, et même lors de certains matchs. Il avait déclaré que les Wolves ne pouvait pas se passer de lui, et cela avait créé une tension lors du match.

Son envie de partir s’est également vue sur le terrain avec des périodes de jeu où le All-Star ne prenait pas du tout au sérieux le match, comme par exemple en défendant une main dans son short contre Brandon Ingram. Les premières rumeurs l’envoyait à Miami, et semblait se confirmer de jour en jour. Houston et Philadelphie avaient également été mentionné, mais plus discrètement. La direction de Minesota étant très gourmande, ce sont finalement les Sixers qui ont obtenu l’ailier.

En envoyant Robert Covington, Dario Saric et Jerryd Bayless, Philly récupérait Jimmy Butler, accompagné de Justin Patton, pivot sophomore, blessé pour le moment. Le départ de Covington et Saric ne surprend pas tant que ça, car les rumeurs étaient insistantes pour d’éventuelles départs à San Antonio, contre Kawhi Leonard, par exemple. Leurs arrivées dans le roster des Wolves, aux côtés de Karl Anthony-Towns, semblaient donc ajoutées une profondeur de banc nécessaire pour tenir une saison aussi rude à venir à l’ouest. En effet, chaques matchs comptent à l’ouest, où toutes les franchises se tiennent dans un mouchoire de poche, et la course aux Playoffs est très relevée. Covington remplace très bien Butler en défense, lui qui a été élu dans la All Defensive First Team la saison dernière et plante également de nombreux points, qui font de lui un des meilleurs 3and D de la ligue. Saric, lui, apporte grâce à son talent, son shoot, et sa bonne défense, une profondeur au poste d’ailier fort pour aider Taj Gibson. Grâce à son expérience, celui-ci pourra également lui permettre de progresser. Avec l’arrivée des deux joueurs, Minesota est passé de la 29ème défense de la ligue, à la 6ème aujourd’hui. L’apport des deux joueurs est aujourd’hui indéniable, et la franchise semble même avoir progressé grâce à cet échange. Le collectif est plus soudé, plus complet des deux côtés du terrain, et le jeu proposé également plus intérréssant. Le départ de l’ailier star semble avoir fait disparaître une pression pesante sur l’équipe à cause de la présence du joueur. Toujours en dehors du top 8, signifiant une qualification pour les Playoffs, les loups semblent très largement capable de revenir au classement s’ils continuent sur cette lancée.

Mais les Sixers peuvent également se frotter les mains avec l’arrivée de Jimmy Butler. Un ailier All-Star, ultra défensif, et également très clutch, comme on a pu le voir contre Brooklyn et Charlotte par exemple. Avec son arrivée, Philly possède un big 3 très sérieux, avec Simmons et Embiid, capable de défendre, et d’être aussi bon en attaque. La défense collective était très bonne, mais semblait avoir perdu un peu de niveau par rapport à l’année dernière. Brett Brown peut espérer viser le top 5 des meilleures défense de la ligue.  L’attaque faisait déjà peur à beaucoup de gens, mais maintenant, si les 3 s’entendent à merveille, avec un J.J. Redick qui prend feu à trois points, cela peut être très très dur à défendre. Seul bémol de ce transfert, le poste 4 s’est affaibli du côté de Phila. C’est aujourd’hui Wilson Chandler qui est titularisé, mais il n’a pas le même apport défensif que Saric. Son attaque est également discutable. En défense, Embiid devra sûrement se battre pour deux dans la raquette. Pour l’instant, l’équilibre ne semble pas encore être parfaitement trouvé. Le pivot star a déclaré lors d’une interview qu’il n’appréciait pas spécialement son rôle qui faisait de lui un créateur d’espace pour Butler ou Simmons, grâce à sa qualité de shoot à 3 points, qui fait de lui un pivot très dur à défendre. A Brett Brown de trouver une solution pour créer l’alchimie parfaite. Attention également à l’absence de Jimmy Butler. En son absence, la profondeur de banc n’est pas folle, et il laisse un gros trous dans le 5 majeur. Espérons qu’il ne soit pas blessé durant une trop grande période pour les Sixers.

Ce transfert semble être une bonne affaire des deux côtés pour cette saison, mais les Sixers vont-ils réussir à convaincre l’ailier de resigner, ou bien de signer un gros agent libre ? En cas d’échec, le Process aurait pris un sacré coup dans l’aile. Attendons encore un peu tout de même avant de juger le véritable gagnant de ce transfert.

Source: The Ringer

Comment expliquer les mauvais débuts des Rockets ?

Ecrit le 14 décembre 2018:

Le trio majeur des Rockets avec Harden, Paul et Capela
Source: Inside Basket

Les Rockets étaient la meilleure équipe de saison régulière de la ligue la saison passée. Et pourtant aujourd’hui, les Rockets sont 14ème de la conférence Ouest….

Les Rockets, la saison dernière, c’est le meilleur bilan de la ligue avec 65 victoires pour 17 défaites, première équipe à avoir un meilleur bilan que Golden State depuis 4 ans, une révolution en NBA. A l’issue de cette saison régulière, Houston semblait donc sérieusement dans la course aux Finales. Le premier tour était passé sans trop de difficultés contre Minesota, en gagnant la série 4-1. Au second tour, c’est le Jazz qui se présentait en face des fusée et même bilan, Houston s’impose 4-1 contre l’équipe surprise de la saison. James Harden et sa team se retrouvaient donc en finales conférence, sans surprise, Golden State.

Harden et Ariza, deux joueurs ultra importants chez les Rockets.
Source: House of Highlights

Le même parcours pour arriver en finales de conférence, et la même envie de chaque côtés de s’imposer pour aller chercher le titre contre les Cavs. Hormis le Game 3 où les Warriors ont mis 40 points dans la bouche de Houston, la série était très très équilibrée. Après avoir gagné le match 5, pour mener 3-2 et n’être qu’à un match de la qualification, Houston, va chuter. Victoire des matchs 6 et 7 pour les Warriors, en l’absence de Chris Paul au dernier match, et une élimination aux portes du titres. Les Rockets avaient donc un gros challenge pour l’été, conserver Chris Paul et Clint Capela, tout en essayant d’améliorer l’effectif.

Les deux joueurs ont prolongé à Houston. Clint Capela pour 90 millions de dollars sur 5 ans, salaire raisonnable aux vues de sa production, et Chris Paul pour 160 MILLIONS DE DOLLARS SUR 4 ANS !! On s’attendait à un gros contrat pour le meneur qui a contribué énormément à la progression de Houston. Mais un si gros contrat sur une durée aussi longue, pour un joueur qui est train de prendre un coup de vieux, quand même pas. En signant ce deal, Houston a donc dû laisser partir Trevor Ariza aux Suns, qui était pourtant très important dans le 5 majeur. Luc Mbah a Moute est également parti aux Clippers. Les deux joueurs laissant donc un grand vide dans la défense et le spacing que proposait Houston la saison précédente. Pour compenser ces départs, la direction a tenté d’ajouter Carmelo Anthony au roster, sans succès et coupé très rapidement. La signature de Michael Carter-Williams n’apporte pas ce que produisait Trevor Ariza, ou Luc Mbah a Moute. Gary Clark n’a également pas non plus le niveau et le rendement de l’un des deux joueurs ayant quitté l’effectif. Houston semble donc affaibli par rapport à la saison précédente, mais possédait tout de même un effectif très sérieux.

Chris Paul et Clint Capela, les deux pièces maîtresses autour d’Harden.
Source: ClutchPoint

Qui aurait pensé qu’aujourd’hui Houston serait à 12 victoires pour 14 défaites, en étant 14ème au classement ? Sûrement personne. La défense des Rockets s’est dégradée tout comme l’attaque. Passant de la meilleure attaque et la 6ème défense, à la 6ème attaque et 26ème défense. Inquiétant pour une équipe qui espérait se renforcer durant l’été afin d’être plus compétitive contre Golden State. De plus, la concurrence semble être beaucoup plus rude dans la conférence ouest. Les 14 équipes en lice pour les Playoffs pour le moment (ne comptons pas Phoenix qui compte 7 matchs de différence avec Houston) se tiennent en 5 défaites de différence. C’est à dire qu’une série de victoire pourrait les faire remonter dans le top 8. A Mike D’Antoni de trouver les solutions pour relancer son équipe, et les aider à retrouver le top 8 le plus rapidement possible.

Le coach des Rockets devra se mettre à innover rapidement pour faire gagner son équiper.
Source: HouseofHouston

Malgré un James Harden toujours meilleur marqueur de la ligue et un Clint Capela qui progresse encore, Houston n’arrive pas à produire un jeu au moins équivalent à la saison précédente. Arriveront-ils à rivaliser encore plus sérieusement face à Golden State cette année ? Peu probable sur le moment. Rendez-vous le 4 janvier pour le prochain remake des finales de conférence, et avoir un premier gros test de cet effectif anti Warriors 2018-2019.

La sauce prendre-t-elle un jour à Phoenix ?

Ecrit le 10 décembre 2018:

DeAndre Ayton et Devin Booker sont censés être le duo d’avenir des Suns.
Source: nbareligion.com

Les Suns ont tout fait pour construire un effectif qui serait capable de se qualifier en Playoffs, autour de Devin Booker, qui semble se lacer de perdre. Et pourtant, cela ne marche toujours pas…

L’été semblait parfait pour les Suns. Une draft réussie, avec le premier choix de draft, DeAndre Ayton. Mais également Mikal Bridges et Elie Okobo qui ont été sélectionné ainsi que l’arrivée de De’Anthony Melton, dans le transfert avec Houston. Ces quatre jeunes à fort potentiel sont arrivés pour combler les manques de l’effectif, du moins c’est ce qu’espérait la direction. La free agency a été également cohérente avec l’arrivée de Trevor Ariza, pour apporter sa défense et son spacing à trois points. Ryan Anderson arrivait également de Houston dans un transfert. Tout cela dirigé par un nouveau coach, Igor Kokoskov, premier coach européen en NBA. Seul un vrai meneur titulaire semblait manquer à cette effectif. Isaiah Canaan a été signé dans ce but, mais très vite coupé car son rendement sur le terrain était trop faible, et pas assez expérimenté pour former les deux rookies.

Ce manque se fait, aujourd’hui, réellement sentir du côté de l’Arizona quand on voit la qualité de jeu proposé par l’équipe. Devin Booker a été décalé en PG, mais ce n’est pas sa capacité première, et assure seulement l’intérim en attendant de trouver mieux. L’organisation offensive de Phoenix manque donc d’un chef d’orchestre, et est une des causes principales du 29ème rating offensif de la ligue ou bien contre Sacramento où les Suns n’ont inscrit que 9 points en 15 minutes. Le management semble donc chercher un trade à effectuer autour d’un meneur. On a parlé de Frank Ntilikina, pour apporter de la défense, mais l’expérience du français est très faible pour le moment. John Wall pourrait sûrement intéressé les cactus, si les Wizards acceptent toujours de transférer n’importe qui. Pour l’instant aucunes rumeurs ne s’est faite entendre dans ce sens, mais un transfert pourrait être possible.

L’attaque n’est pas aujourd’hui le seul problème des Suns. Avec le 28ème rating défensif, Phoenix aurait besoin de se trouver une réelle défense. Le coach est réputé pour être porté sur l’attaque, et ne semble pas trouver de solution dans ce sens. Individuellement, Josh Jackson,  plutôt bon défenseur, passe complètement à côté de son début de saison. Trevor Ariza ne produit pas le rendement attendu et l’effectif ne compte pas de joueurs avec de gros volumes défensifs. L’équipe ne semble pas être en mesure de progresser cette saison, où du moins d’obtenir quelques choses sérieux pour commencer à poser des bases.

Cette année encore, les Suns sont encore bons derniers de la conférence Ouest, loin derrière les 14 autres équipes au coude à coude pour le moment dans la course aux playoffs. Il faudra encore attendre au moins une saison pour les Suns avant de retrouver les playoffs. La course au premier de choix de Draft est déjà lancée du côté de l’Arizona. Pour compléter son effectif très jeune, les Suns pourront espérer avoir le choix de drafter Zion Williamson ou bien R.J. Barrett en meneur. Une lueur d’espoir subsiste quand même pour la qualité de jeu la franchise, avec l’arrivée d’un meneur d’expérience, pour tenter de former les jeunes. Tout de même peu probable cette saison.

Quelques rumeurs de transferts ont tout de même été évoquées, afin de moifier le roster, et récupérer de nouveaux potentiels, notamment autour de Trevor Ariza. Il ferait parti des joueurs qui aurait le plus de chance d’être transféré après le 15 décembre. Les Sixers pourraient se renseigner le dossier et son départ pourrait laisser du temps de jeu à Josh Jackson, auteur d’un début de saison très en dessous de son année rookie. Il pourrait essayer avoir plus d’occasion de s’exprimer sur le parquet.

Attention au coach qui pourrait peut être partir si le jeu n’évolue pas. Nous l’avons vu se faire manquer de respect par Mikal Bridges contre les Blazers. A-t-il vraiment les capacités d’un coach NBA, lui qui a porté la Slovénie vers un titre européen en 2017. Laissons lui encore un peu de temps, mais pas trop non plus car il faudra bien commencer à jouer un jour du côté de Phoenix. Sauf si les tensions persistent dans le groupe, avec des échanges de mots après les matchs, comme Devin Booker et DeAndre Ayton l’ont fait après la défaite contre les Blazers, ce sera bien évidemment plus compliquer.

Ancien assitant de plusieurs franchises, le russe est desormais titulaire.
Source: Zimbio

Nouvelle saison de tanking à venir pour les Suns encore une fois. Les rookies auront une année pour obtenir un peu d’expérience et progresser. La course au premier choix de Draft est déjà lancée avec les équipes de l’est. Espérons que la saison prochaine voit enfin les Suns émerger après de nombreuses années de disettes.

Source: NBA.com, wikipedia, ArizonaSports

Qui est le gagnant du trade Kawhi-DeRozan ?

Ecrit le 7 Décembre 2018:

DeRozan est parti à San Antonio, contre Kawhi Leonard

C’est le transfert de l’été. DeMar DeRozan, meilleur marqueur de l’histoire de la franchise canadienne, a été envoyé à San Antonio, avec Jakob Poeltl. En échange, Toronto recevait Kawhi Leonard, qui n’avait pas joué depuis la saison précédente, à cause d’une “blessure” et d’un refus de jouer. Danny Green a également fait le voyage dans le même sens.

La plus grande interrogation autour de ce transfert se situait autour de l’état de forme de l’ailier, MVP des finales 2014. Tout le monde se demandait si Kawhi pouvait revenir au plus haut niveau avec les Raptors après une si longue absence. Aujourd’hui plus aucuns doutes à ce sujet, il est bel et bien de retour à son meilleur niveau. Il nous en a fait la démonstration notamment contre les Sixers, avec 36 points, 9 rebonds et 5 interceptions. Une défense constante sur Ben Simmons, qui a bloqué le jeu des Sixers, et des shoots importants pour creuser l’écart et permettre aux Raptors de s’imposer. Cette défense est présente à chaque matchs pour asphyxier le ou les joueurs majeurs adverses, ce qui fait de Toronto le 7ème rating défensif. En acquiérant Danny Green, Toronto a également récupéré un excellent 3 and D et qui s’est installé dans le cinq majeur dès le début de la saison. Avec l’arrivée de ces deux joueurs, les Canadiens se sont ainsi renforcés et semblent désormais plus compétitif pour disputer les playoffs (et éviter le sweep par la même occasion). Ce trade semble donc être une excellente affaire pour Toronto, et le départ de DeRozan ne perturbe plus tant que ça les fans.

Kawhi désormais nouveau maestro des Raptors.
Source: Sporting News

Du côté de San Antonio, l’effectif ne pouvait que s’améliorer, avec l’arrivée d’un All-Star en remplacement d’un joueur absent de l’effectif. Jakob Poeltl arrivé dans le même temps, pourra également progresser avec Popovich et d’anciens intérieurs expérimentés comme Aldridge ou Pau Gasol. Sur le papier, les Spurs avaient un effectif capable de rivaliser dans le top 4 de l’ouest. Certes, nous sommes seulement au premier quart de la saison, mais pour l’instant, tout ne semble pas se passer comme prévu dans le Texas. Tout d’abord, la blessure de Dejounte Murray, le jeune meneur qui avait selon Popovich beaucoup travaillé et ainsi progressé, privait les Spurs d’un joueur ultra défensif avec un potentiel offensif à développer. Ensuite, c’est Derrick White qui s’est à son tour blessé, privant encore plus SA de meneur.

En plus de ça, le jeu de la franchise est en opposition avec le jeu prôné par la majorités des équipes, le shoot à trois points. Gregg Popovich a une nouvelle fois montré son désamour pour ce style de jeu et dans l’effectif, aucun joueur ne semble capable de planter régulièrement 3 ou 4 shoot du parking, chaque soirs si possible, ce qui pose donc un problème pour augmenter le nombre de trois points tentés. Défendre contre les Spurs est donc plus simple, car les shoots extérieurs sont très restreints et la zone a défendre est donc plus faible. En effet, les Spurs sont l’une des équipes à prendre le moins de trois points par match ( 18 seulement) et à en rentrer par la même occasion, avec une moyenne de 7 par match. Si DeMar DeRozan ou LaMarcus Aldridge ne sont pas dans un bon soir, cela devient rapidement plus compliqué en attaque, comme nous avons pu le voir contre Utah, Houston ou encore Minesota, trois défaites par plus de 30 points.

Photo posté par LeBron pour apporté son soutien au jeune meneur !
Source: Parlons Basket

Mais plus surprenant que les difficultés offensives, la défense des Spurs. Popovich nous avaient habitué à jouer avec une grosse défense, et se retrouve aujourd’hui avec le 29ème rating défensif, soit la 29ème pire défense de la ligue. Le départ de Danny Green et de Kawhi Leonard a mis un gros coup à la défense texane, eux qui en étaient des éléments majeurs ces deux dernières années. Leur départ se fait réellement ressentir en défense car DeMar DeRozan n’est pas réputé pour être un défenseur de très haut niveau. Le changement de mentalité sera sûrement nécessaire si la franchise veut se replacer dans la course aux playoffs.

Ils sont actuellement 14ème à l’ouest, mais avec le classement très serré dans cette conférence, tout peut changer assez rapidement. Il n’y a que trois défaites de différence avec les 8ème, Dallas. Mais ce qui inquiète le plus, c’est la façon de jouer des Spurs qui surprend. Popovich devra se réinventer afin d’aider sa franchise de cette situation.

Pour l’instant, les Raptors sont les gagnants de ce trade, car ils semblent s’être amélioré en attaque comme en défense. Les Spurs déçoivent pour le moment, à l’image d’Aldridge, en dessous de ses standards habituels. DeRozan ne semble également pas encore prêt à porter la franchise dans les moments difficiles. Nous n’étions pas habitués à voir ça avec les Spurs. Attention tout de même à ne pas se faire distancer pour la course aux Playoffs, et briser la série de 21 saisons consécutives en playoffs.

Les Clippers, surprise de ce début de saison !

Ecrit le 6 décembre 2018:

Le trio phare des Clippers cette saison ! (Galinari, Williams et Harris)

Qui l’eut cru ? Les Clippers sont sur le podium de la conférence Ouest ! Certes égalités avec Denver au moment où l’on parle, mais cette équipe se bat pour maintenir sa place au sommet de la conférence Ouest. Avant que la saison ne commence, rares étaient les personnes qui croyaient en une qualification de la seconde franchise de Los Angeles en Playoffs.

Les Clippers sont un collectif offensif et défensif impressionnant. Ils possèdent la 3ème meilleure attaque de la ligue, mais la 16ème défense seulement. Nous y reviendrons. Leur effectif n’est pas construit autour d’une grande star. Tobias Harris, leur meilleur joueur individuellement parlant, n’a jamais été All-Star et a toujours été considéré comme un bon joueur mais jamais comme quelqu’un de capable de porter une équipe à lui tout seul. A l’heure où l’on écrit cet article, tout le monde s’accorde à dire que l’ailier sera élu pour le All-Star Game sans hésitation. Même si ses stats ne sont pas hors du commun (21points, 8 rebonds et 2 passes), elles permettent aux Clippers de gagner de nombreux matchs.

Tobias Harris à l’échauffement
Source: Wikipédia

Mais il ne représente pas l’attaque de californienne à lui seul. Il est accompagné de joueur pouvant prendre feu chaque soirs. Danilo Galinari par exemple, après une année de blessure, est désormais un joueur important dans le jeu offensif des Clippers avec 19 points de moyenne. Nous pouvons également parler de Lou Williams, qui continue d’apporter énormément, toujours en sortie de banc en inscrivant 18 points par soir. Il est également très clutch dans les moments importants comme contre les Pelicans récemment mais aussi contre Milwaukee. Montrezl Harrell impressionne aussi par son apport offensif, également en tant que remplaçant, avec 16.5 points de moyenne et un contrat des plus intéressant de la ligue. S’il continue sur cette lancée, le pivot pourrait-il être dans la course au trophée de MIP ? Probable. Les deux joueurs cités commence rarement les matchs, mais les termines toujours, et sont également plus productifs que les titulaires.


Montrezl Harrell, un remplaçant de luxe pour les Clippers
Source: ClipsNation

La défense est aussi un points fort des Clippers. Malgré leur 16ème rating défensif (16ème équipe qui encaisse le plus de points) de la ligue, ils nous prouvent qu’ils savent défendre ensemble, et asphyxier les équipes adverses lorsque l’attaque flanche. Patrick Beverley l’avait annoncé cet été, les Clippers sont bel et bien capable de jouer dur et physique en défense. Il en ait l’un des représentants majeurs, mais il n’est pas le seul. Avery Bradley, Shai Gilgeous-Alexander, dont on reparlera, Montrezl Harrell sont les plus gros défenseurs de cette équipe. Ils entraînent avec eux un collectif qui se bat constamment en défense.

« Les Clippers joueront les Playoffs » peut désormais être une phrase prise au sérieux, grâce à l’efficacité de ce collectif homogène.

Nous avons également découvert sur ce début de saison, le rookie Shai Gilgeous. Peu utilisé au début de la saison, le meneur a réussi à s’imposer au fil des matchs, et semble capable de devenir un futur titulaire. Il est un très bon défenseur, sûrement une des compétences qu’il a pu développer avec Beverley. Mais c’est aussi un bon attaquant, pour une première saison, comme nous le montre ses stats (10 points et 3 rebonds). Il sait pénétrer dans la raquette, chercher des fautes, son shoot est intérréssant, il a un potentiel global offensif très intéressant! Les Clippers ont très bien su utilisé leur douzième choix de Draft. Même si le niveau de jeu et les résultats de l’équipe chutent, LAC pourra profiter de cette saison d’une transition pour développer ce jeune joueur, même si ce scénario semble peu probable. Le rookie aura tout de même un très bon temps de jeu, dans une équipe expérimentée et avec laquelle il découvrira sûrement les matchs du mois d’avril très rapidement.

Le rookie est également un bon passeur, avec une très bonne vision de jeu.
Source: Clutch Point

Attention tout de même à la free agency de cet été. Les Clippers sont pressentis pour accueillir un gros agent libre (Klay Thompson?) car ils possède une marge salariale importante. Mais si personne n’arrive, quelques joueurs pourraient quand à eux quitter l’effectif. Tobias Harris et Patrick Beverley sont les deux joueurs les plus importants étant agents libres cet été. Cela créerait un manque important, si ces deux joueurs n’étaient pas remplacés, même si la franchise leur proposera certainement un contrat, si aucun gros joueurs n’acceptent de rejoindre la franchise.

Espérons que l’ex Lob-City continue sur ce rythme impressionnant dans la course aux Playoffs. Attention à ne pas craquer dans les moments importants car la concurrence est rude pour la qualification en avril. Il ne faudra surtout pas tout chambouler dans l’effectif cet été, lors de la free agency, pour éviter de passer une mauvaise période de reconstruction .